Réforme du régime des bourses d'études : le Gouvernement engage une nouvelle dynamique au service d'un enseignement supérieur plus performant et du développement national


D'entrée de jeu, le Camarade Secrétaire général a rappelé que cette réforme s'inscrit dans la dynamique de refondation du système éducatif et de recherche engagée sous le leadership du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l'État. Adopté en Conseil des ministres le 25 juin 2026, le nouveau décret abroge celui du 09 décembre 2021 et marque une étape importante dans la modernisation du dispositif national des bourses d'études. Il apporte des réponses structurelles aux défis liés au financement des études, à la mobilité académique et à la valorisation du capital humain.
Parmi les principales innovations figure la réorganisation du régime des bourses autour de treize catégories.
Le texte institue notamment 𝐮𝐧𝐞 𝐛𝐨𝐮𝐫𝐬𝐞 𝐩𝐚𝐭𝐫𝐢𝐨𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞, qui permet à toute personne physique ou morale de contribuer au financement de la formation et de la recherche, 𝐮𝐧𝐞 𝐛𝐨𝐮𝐫𝐬𝐞 𝐝'𝐢𝐧𝐬𝐜𝐫𝐢𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧, destinée à couvrir tout ou en partie des frais académiques des étudiants orientés par l'État, ainsi qu'une 𝐛𝐨𝐮𝐫𝐬𝐞 𝐬𝐩𝐞́𝐜𝐢𝐟𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝'𝐢𝐧𝐝𝐢𝐠𝐞𝐧𝐜𝐞, mise en place pour renforcer l'accompagnement des étudiants en situation de vulnérabilité sociale.
Le décret introduit également une nouvelle hiérarchisation des critères d'attribution des bourses.


Désormais, 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞́𝐜𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐬𝐞𝐫𝐨𝐧𝐭 𝐟𝐨𝐧𝐝𝐞́𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐨𝐫𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐟𝐢𝐥𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞́𝐟𝐢𝐧𝐢𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬, 𝐥𝐚 𝐬𝐞́𝐫𝐢𝐞 𝐝𝐮 𝐛𝐚𝐜𝐜𝐚𝐥𝐚𝐮𝐫𝐞́𝐚𝐭, 𝐥𝐞 𝐧𝐢𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐮 𝐝𝐢𝐩𝐥𝐨̂𝐦𝐞 𝐩𝐫𝐞́𝐩𝐚𝐫𝐞́, 𝐥𝐞 𝐦𝐞́𝐫𝐢𝐭𝐞 𝐚𝐜𝐚𝐝𝐞́𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐥'𝐚̂𝐠𝐞 𝐝𝐮 𝐜𝐚𝐧𝐝𝐢𝐝𝐚𝐭. Dans cette nouvelle approche, le critère relatif aux revenus des parents est supprimé.
Autre innovation majeure, tout burkinabè souhaitant poursuivre des études, une formation ou un stage à l'étranger devra obtenir, au préalable obtenir, 𝐮𝐧𝐞 𝐚𝐮𝐭𝐨𝐫𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 (𝐧𝐨𝐧 𝐩𝐚𝐲𝐚𝐧𝐭𝐞) 𝐝𝐮 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥'𝐄𝐧𝐬𝐞𝐢𝐠𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐮𝐩𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐮𝐫, indépendamment de la source de financement.
Selon les explications fournies au cours de la conférence de presse, cette disposition permettra 𝐝'𝐚𝐬𝐬𝐮𝐫𝐞𝐫 𝐮𝐧 𝐦𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐞𝐧𝐜𝐚𝐝𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐨𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐚𝐜𝐚𝐝𝐞́𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐝𝐞 𝐠𝐚𝐫𝐚𝐧𝐭𝐢𝐫 𝐥𝐚 𝐪𝐮𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐬𝐮𝐢𝐯𝐢𝐞𝐬, 𝐝𝐞 𝐥𝐮𝐭𝐭𝐞𝐫 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐞́𝐭𝐚𝐛𝐥𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐧𝐨𝐧 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐧𝐧𝐮𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐟𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐢𝐩𝐥𝐨̂𝐦𝐞𝐬, tout en renforçant la protection et le suivi des étudiants burkinabè à l'international.
Le texte renforce également 𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐛𝐥𝐢𝐠𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐛𝐞́𝐧𝐞́𝐟𝐢𝐜𝐢𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐛𝐨𝐮𝐫𝐬𝐞𝐬. 𝐀𝐢𝐧𝐬𝐢, 𝐥𝐚 𝐝𝐮𝐫𝐞́𝐞 𝐝𝐞 𝐥'𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐫 𝐥'𝐄́𝐭𝐚𝐭 𝐚𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐞́𝐭𝐮𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝐝𝐢𝐱 𝐚̀ 𝐪𝐮𝐢𝐧𝐳𝐞 𝐚𝐧𝐬, conformément aux textes en vigueur.
Par ailleurs, chaque bénéficiaire devra désormais procéder à l'activation annuelle de sa bourse en fournissant les pièces requises. Cette mesure vise à améliorer le suivi administratif des étudiants et à optimiser la gestion des ressources publiques.


Dans le souci de simplifier les démarches des usagers, le MESRI mettra prochainement 𝐞𝐧 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐥𝐚𝐭𝐞𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞 𝐧𝐮𝐦𝐞́𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐬𝐞́𝐞 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐞𝐭𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐦𝐞𝐭𝐭𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐢𝐭𝐞𝐫 𝐞𝐧 𝐥𝐢𝐠𝐧𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞𝐬 𝐝'𝐚𝐮𝐭𝐨𝐫𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐞́𝐭𝐮𝐝𝐞𝐬 𝐚̀ 𝐥'𝐞́𝐭𝐫𝐚𝐧𝐠𝐞𝐫. Les modalités pratiques de cette procédure feront l'objet d'un communiqué spécifique.
Le ministère entend également disposer 𝐝'𝐮𝐧𝐞 𝐛𝐚𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞́𝐞𝐬 𝐟𝐢𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐞́𝐭𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞́𝐞𝐬 𝐚̀ 𝐥'𝐞́𝐭𝐫𝐚𝐧𝐠𝐞𝐫, faciliter leur accompagnement et mieux mobiliser leur expertise au profit du développement du Burkina Faso.
En conclusion, le Camarade Secrétaire général a tenu à rassurer l'opinion publique que 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐫𝐞́𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞 𝐧𝐞 𝐫𝐞𝐦𝐞𝐭 𝐧𝐮𝐥𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐧 𝐜𝐚𝐮𝐬𝐞 𝐥'𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐝𝐮 𝐁𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚 𝐅𝐚𝐬𝐨 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐞 ni la mobilité internationale des étudiants.
Elle traduit, au contraire, la volonté du Gouvernement de bâtir un système de bourses plus transparent, plus équitable et davantage orienté vers les besoins stratégiques de la Nation.«𝐂𝐡𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜 𝐢𝐧𝐯𝐞𝐬𝐭𝐢 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐨𝐢𝐭 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐞𝐫 𝐚̀ 𝐟𝐨𝐫𝐠𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐞́𝐭𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬, 𝐩𝐥𝐞𝐢𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞́𝐞𝐬 𝐚𝐮 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐝𝐮 𝐝𝐞́𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭, 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐚𝐢𝐧𝐞𝐭𝐞́ 𝐞𝐭 𝐝𝐮 𝐫𝐚𝐲𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮 𝐁𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚 𝐅𝐚𝐬𝐨 », a-t-il souligné, réaffirmant ainsi l'ambition des plus hautes autorités de faire du capital humain le moteur de la transformation structurelle du pays.
DCRP/MESRI







