Conseil Burkinabè des Filières agropastorales et halieutiques (CBF) : le document de programme de recherche pour le développement de la filière tomate au Burkina Faso en élaboration


Les travaux ont permis aux participants d’intégrer les contributions issues de l’atelier de partage des résultats à mi-parcours du document diagnostic ; d’élaborer le document de programme de recherche de la filière tomate et de définir un chronogramme des activités restantes jusqu’à la validation finale des différents documents.
Dans son mot d’ouverture, le Président de la commission ad hoc, le camarade Pr Irénée SOMDA a exprimé sa reconnaissance à l’endroit des participants pour le travail déjà accompli en amont. Il a également salué leur engagement et les efforts consentis en vue d’aboutir à un document de qualité, à même de contribuer efficacement au développement de la filière.«𝐉’𝐚𝐢𝐦𝐞𝐫𝐚𝐢𝐬 𝐯𝐫𝐚𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐞𝐱𝐡𝐨𝐫𝐭𝐞𝐫 𝐚̀ 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐮𝐯𝐞 𝐝𝐞 𝐛𝐞𝐚𝐮𝐜𝐨𝐮𝐩 𝐝’𝐚𝐬𝐬𝐢𝐝𝐮𝐢𝐭𝐞́, 𝐜𝐚𝐫 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐯𝐨𝐧𝐬 𝐜𝐡𝐨𝐢𝐬𝐢 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐚𝐜𝐫𝐞𝐫 𝐩𝐥𝐞𝐢𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐮𝐱 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐞 𝐜𝐞𝐬 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐧𝐞́𝐞𝐬 𝐚𝐟𝐢𝐧 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐢𝐟 𝐩𝐮𝐢𝐬𝐬𝐞 𝐯𝐞́𝐫𝐢𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐫𝐨𝐠𝐫𝐞𝐬𝐬𝐞𝐫.𝐈𝐥 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐞 𝐞́𝐧𝐨𝐫𝐦𝐞́𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥 𝐚̀ 𝐚𝐜𝐜𝐨𝐦𝐩𝐥𝐢𝐫, 𝐞𝐭 𝐣𝐞 𝐩𝐞𝐧𝐬𝐞 𝐬𝐢𝐧𝐜𝐞̀𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐪𝐮’𝐞𝐧 𝐦𝐞𝐭𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐢𝐭 𝐥𝐞 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬 𝐝𝐨𝐧𝐭 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐬𝐨𝐧𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐲𝐞𝐧𝐬 𝐧𝐞́𝐜𝐞𝐬𝐬𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬, 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐫𝐨𝐧𝐬 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐥𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐝𝐨𝐬𝐬𝐢𝐞𝐫 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞́𝐥𝐚𝐢𝐬 𝐢𝐦𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐬 » , a-t-il indiqué.


Le Directeur Général de la Recherche et de l’Innovation (DGRI), le camarade Dr Babou André BATIONO a souligné qu’au Burkina Faso, la filière tomate occupe une place stratégique dans le système agricole et alimentaire.«𝐂𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐟𝐢𝐥𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐞 𝐥’𝐮𝐧𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐧𝐜𝐢𝐩𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐮𝐥𝐭𝐮𝐫𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐫𝐚𝐢̂𝐜𝐡𝐞̀𝐫𝐞𝐬, 𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐯𝐨𝐥𝐮𝐦𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐢𝐭𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐬𝐨𝐧 𝐫𝐨̂𝐥𝐞 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐨-𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞. 𝐄𝐥𝐥𝐞 𝐦𝐨𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐞 𝐮𝐧 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝 𝐧𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐝’𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬, 𝐧𝐨𝐭𝐚𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐞𝐭𝐢𝐭𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬, 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬, 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐚𝐧𝐭 𝐚𝐢𝐧𝐬𝐢 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐜𝐫𝐞́𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝’𝐞𝐦𝐩𝐥𝐨𝐢𝐬 𝐞𝐭 𝐚̀ 𝐥’𝐚𝐦𝐞́𝐥𝐢𝐨𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐯𝐞𝐧𝐮𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐞́𝐧𝐚𝐠𝐞𝐬. 𝐀𝐮-𝐝𝐞𝐥𝐚̀ 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐢𝐦𝐩𝐨𝐫𝐭𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐥𝐚 𝐭𝐨𝐦𝐚𝐭𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐞 𝐮𝐧 𝐫𝐨̂𝐥𝐞 𝐞𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞𝐥 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐚𝐥𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐧𝐮𝐭𝐫𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 », a-t-il souligné.
Selon lui, malgré ce potentiel avéré, la filière fait face à de nombreux défis qui limitent sa performance globale.Il s’agit notamment de la faible productivité liée à l’utilisation de variétés peu performantes ; à la maîtrise insuffisante des itinéraires techniques ; à la forte pression des ravageurs et maladies ; aux effets des changements climatiques ; aux difficultés de conservation entraînant des pertes post-récoltes estimées entre 30 et 40 % ; à la faiblesse du tissu industriel de transformation et aux difficultés d’accès aux marchés structurés.


Le Burkina Faso demeure fortement dépendant des importations de concentré de tomate. Face à ces enjeux, la recherche scientifique et l’innovation technologique apparaissent comme des leviers essentiels pour le développement durable de la filière, d’où l’importance de cet atelier.
Il permettra de tracer les lignes qui vont orienter la suite du programme et qui guidera les équipes mixtes dans la proposition des solutions aux contraintes diagnostiquées, selon le camarade Dr BATIONO.
Prenant la parole, le représentant du Directeur Général du Conseil Burkinabè des Filières agropastorales et halieutiques (CBF), le camarade Aristide DALA, a félicité la DGRI pour le rôle central qu’elle joue dans le processus d’élaboration des programmes de recherche des filières agricoles porteuses.
Il a remercié les chercheurs, enseignants-chercheurs et personnes ressources pour leur engagement à œuvrer à la finalisation de ce document stratégique pour la filière. «𝐋𝐞 𝐝𝐞́𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐟𝐢𝐥𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐭𝐨𝐦𝐚𝐭𝐞 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞 𝐧𝐞́𝐜𝐞𝐬𝐬𝐚𝐢𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐫 𝐮𝐧 𝐚𝐜𝐜𝐫𝐨𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐯𝐢𝐭𝐞́ 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐢𝐧𝐝𝐮𝐬𝐭𝐫𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞 », a affirmé le camarade DALA.
Pour terminer, il a rassuré que le CBF restera aux côtés des acteurs de la recherche pour trouver des solutions endogènes à même de relever les défis communs liés au développement de cette filière.
DCRP/MESRI







